Chômage : Une belle occasion de rebondir ! Coaching de reconversion.

dans la presse / le 6 septembre 2016

 

Coaching de reconversion dans Psychologies magazine « Chômage : une belle occasion de rebondir »

Et si le chômage était l’occasion d’une reconquête, non seulement d’un emploi, mais aussi de soi ? D’une renaissance ? Car il est possible de transformer cette épreuve en opportunité : celle de se retrouver et pourquoi pas, de changer sa vie, en surmontant les peurs qui nous empêchent d’avancer. La coach Hélène Picot bouscule les idées reçues et nous donne ses conseils.

Considérer le chômage comme une opportunité

Choc de perdre son emploi, inquiétude pour l’avenir, perte d’une part de son identité… Se retrouver au chômage est une épreuve, une source de stress considérable. Surtout dans notre monde où les chômeurs se comptent en millions, où la précarité ne cesse d’augmenter, et le travail, lui, tend à se raréfier. Dans ces conditions, difficile parfois d’appréhender l’aspect potentiellement positif de cette situation.

« Le discours très anxiogène véhiculé autour de la question du chômage empêche les gens de rebondir par eux-mêmes, estime Hélène Picot, coach et auteure de Sans emploi ? Trouvez votre voie et rebondissez ! (Editions Quintessence). Or, il suffit de changer de prisme pour constater que le chômage peut être une belle opportunité. Bien sûr, c’est une période où l’on perd beaucoup en termes de niveau de vie. Mais c’est aussi la première fois de son existence que l’on a du temps – et un peu d’argent, si l’on a eu des indemnités – pour prendre du recul, et réfléchir à qui l’on est, à ce que l’on veut faire, à la vie que l’on veut mener… »

 Le conseil d’Hélène Picot : « Un chômeur n’est pas un paria. Il n’y a pas de honte à avoir. Mais comme les mots « chômage » et « sans emploi » sont connotés négativement, cessez de les employer. Nous sommes ce que nous disons et pensons. Alors dites plutôt que vous êtes « en recherche de vous-même », « en année sabbatique », « en reconversion, en transition… »

Ne pas se poser en victime

Comment vivez-vous le chômage ? Et vous, dans quel état d’esprit traversez-vous (ou traverseriez-vous) cette expérience difficile ? (…).

« Pourquoi moi ? », « Comment retrouver du travail ? »… Ces deux questions taraudent les personnes qui viennent de perdre leur emploi. Mais mieux vaut ne pas se les poser, prévient Hélène Picot. « Au risque sinon de tomber dans la victimisation, la perte de confiance en soi, et le « je n’y arriverai jamais » ». Seule question qui vaille, pour la coach : « qu’est-ce que j’ai envie de faire ? Pas comment, mais quoi ? »

Le conseil d’Hélène Picot : « Dès l’enfance, on nous interroge sur le métier que nous voulons exercer, mais jamais sur la vie que nous souhaitons mener. Or, on peut aussi choisir son travail en fonction de sa vie. »

Faire face aux réactions de son entourage

« Mais comment vas-tu faire avec la crise ? », « Une reconversion ? Mais quel âge as-tu déjà ? »… Quel chômeur n’a jamais entendu ces phrases dans la bouche de son entourage ? « La personne en face de vous réagit en fonction de la façon dont elle-même aurait vécu la situation, analyse Hélène Picot. Beaucoup ont peur, et risquent de vous asséner des propos négatifs. » Un tri relationnel peut alors s’imposer : « en cette période difficile, il faut veiller à rester entouré et à ne pas se couper des autres, quitte à rencontrer d’autres personnes. Mais on peut aussi éviter d’en voir d’autres, trop négatives, pendant un certain temps. »

Le conseil d’Hélène Picot : « Parfois, lorsqu’on est au chômage, on peut avoir l’impression d’être oublié par les autres, notamment par ses anciens collègues. Il ne faut pas hésiter à leur téléphoner. Souvent, la personne qui est au travail toute la journée a juste la « tête dans le guidon » ».

Faire de son intuition son alliée reconversion

Quand un proche est au chômage Comment accompagner un proche qui vient de perdre son emploi à traverser l’épreuve que constitue le chômage ? (…).

Tout le monde s’accorde sur la nécessité, lorsque l’on est au chômage, de garder un rythme, d’éviter de se laisser aller, de se fixer des objectifs… Pour Hélène Picot, il est aussi important de se réserver des journées dédiées à… son intuition. « C’est notre 6ème sens. Elle va nous aider à prendre les bonnes décisions, à y voir plus clair ».

Seulement nous ne savons pas toujours comment nous y connecter… « Pour commencer, travaillez sur vos ressentis, vos sensations. A force d’y prêter attention, des signaux, des flashs d’intuition et des idées vont émerger ».

Le conseil d’Hélène Picot : « Ces jours-là, éteignez votre téléphone. Ne programmez rien, réfléchissez à l’instant. Partez par exemple marcher sans savoir où vous allez. Faites ce que vous avez envie, soyez ouvert à l’inattendu. A la fin de la journée, notez les idées que vous avez eues, les personnes rencontrées, les éventuelles coïncidences qui se sont produites ».

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