L’art d’accueillir les moments de « down »

Coaching / le 22 mai 2018

De la méthode Coué en passant par la psychologie positive, des mantras magiques en faisant un détour vers les innombrables bouquins pour aller mieux, guérir ses blessures, devenir la meilleure version de soi-même, etc… Tout pourrait laisser à penser que lorsque l’on n’est pas au top, c’est qu’on n’a pas assez « travaillé » sur soi.
Or, cela n’a rien à voir et il serait dangereux et stupide de ne pas aller vers ses profondeurs, sa noirceur, sa fameuse peur du vide.

Lorsque la phase délicate arrive, que vous vous sentez anxieux, déstabilisé, triste sans trop savoir pourquoi, tenter de remettre de la joie dans sa vie sans écouter ce que l’émotion a à vous dire serait complètement stupide.

Bien évidemment, les moments de joie, les phases où tout roule sont agréables mais c’est dans les phases de vide, les moments où l’on a l’impression d’être déstabilisé que les plus belles prises de conscience émergent.
Ne voyez pas les moments de down comme des échecs, ce sont des caps, difficiles à passer parfois certes, mais des caps qui vont vous servir de tremplin vers un mieux être.

L’émotion négative quelle qu’elle soit arrive car elle a quelque chose à vous dire, un message à faire passer. Elle arrive dans votre vie pour vous annoncer qu’un changement doit avoir lieu car votre mode de vie n’est plus en phase avec votre être intérieur.
Alors au lieu de l’étouffer, de tenter de vous distraire (TV, compulsions, alcool, livres de développement personnel, enchaînements de thérapeutes en tout genre…) regardez-là en face, accueillez-la et écoutez ce qu’elle a à vous dire.
Quel changement est à adopter, de quoi vous avez besoin ?
De vous reposer quelques temps ? Reposez-vous.
De couper court à des relations toxiques ? Coupez.
De changez d’environnement professionnel ? Demandez-vous vers quoi vous préféreriez aller.
De laisser votre chagrin sortir ? Pleurez, les larmes ça nettoie.

Accueillir ses moments de down, ça ne veut pas dire s’engouffrer et se complaire à l’intérieur d’eux, cela signifie, voir ce qui se passe, sans jugement, s’autoriser à regarder à l’intérieur et à écouter les intuitions qui vont affleurer pour ensuite aller vers le changement, le renouveau.

Tout est cycle, mais c’est dans ces moments plus délicats que l’abondance de demain se terre. Laissez-la émerger. Vous verrez qu’après chaque phase de down, il y a inévitablement une magnifique lumière qui surgit.

« C’est au plus noir des cieux que germent les aurores » proverbe indien.

Allez vers vous-même, dans les bons et les mauvais moments, la vie connait le chemin.

9 réflexions sur « L’art d’accueillir les moments de « down » »

  1. « L’émotion négative quelle qu’elle soit arrive car elle a quelque chose à vous dire, un message à faire passer. » ; « regardez-là en face, accueillez-la et écoutez ce qu’elle a à vous dire. »
    Cela m’arrive souvent mais je me sens désarmé pour y faire face….et ne perçois pas le message….ou ne veux pas le percevoir, je ne sais pas !

    1. Le plus simple dans ces moments là, c’est d’écrire (ça permet de « décrire »). En décrivant et donc décortiquant ce moment de down, vous allez réussir à percevoir ce qui fait défaut. Quelles sont les émotions ? la tristesse, la colère, l’anxiété etc… Puis quelles sont les pensées qui viennent à ce moment ? C’est le vide ? Le jugement ? La peur, etc…
      Et vous réussirez petit à petit à trouver les solutions.
      S’il y a un problème… Il y a des solutions !

  2. On surf sur la vague, on se dit que tout va bien aller et BAM…plus de vague, dans le creux…de la vague…et vague à l’âme et les questions qui vont avec… HEUREUSEMENT qu’Hélène est là avec les mots qui vont bien, qui rassurent et nous font dire …ahhh ouais toi aussi ??!
    1000 mercis Hélène !

  3. Je suis passé par deux phases de dépression et, à chaque fois, elles m’ont permis d’évoluer en tant qu’individu. S’éloigner de ce dont on ne veut plus, aller vers nos besoins et nos envies, envisager de nouveaux projets. J’aime bien une phrase d’Emma Daumas : « La dépression c’est le signal qu’un monde en nous est en train de s’écrouler, mais cela veut dire aussi qu’un nouveau monde va bientôt pouvoir éclore. Alors que je croyais mourir, en fait, j’apprenais la vie ». Ces caps difficiles nous aident à prendre les virages nécessaires pour vivre notre vie, encore plus heureux et plus intensément. Cette prise de recul constitue un élan de vie et une véritable occasion de rebondir.

  4. Merci Hélène. Après la pluie le beau temps. Expression désuète et pourtant il est bon de se le répéter dans les périodes down. Aujourd’hui en plus de votre belle lettre d’Hélène j’ai découvert un conte qui permet de bien comprendre pourquoi prioriser ce qui est important à nos yeux et ne pas les faire passer après le reste ou procrastiner est primordial pour aller bien. Évidemment si cela m’a inspiré c’est que je n’ai pas encore appliqué la leçon. Voir le conte des cailloux ici http://www.lhibiscus.fr/Le-vieux-professeur-et-les.html

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