La culture, c’est comme la confiture… Ou l’art de l’imposture.

Coaching, Conseils au quotidien / le 11 septembre 2018

Ne vous est-il jamais arrivé de vous retrouver face à une personne à l’égo quelque peu surdimensionné persuadée que la science n’infusait que dans son seul esprit ? Et plus cette personne étale ses savoirs, plus vous vous sentez petit, de plus en plus petit, tellement petit et insignifiant que votre capacité de jugement s’éteint, votre répartie se fait la malle et votre dignité se barre en courant, mais en courant très vite et surtout très loin de vous. Le plus drôle étant que vous pouviez, pourtant, avoir beaucoup plus de connaissances sur le sujet que ladite personne ou plutôt, appelons un chat, un chat, que cet imposteur..

A l’inverse, ne vous est-il jamais arrivé de vous dire, même si votre travail est bien fait et que vos résultats sont au beau fixe, que vous êtes un imposteur ?
Ou encore, lorsque vous avez réussi brillamment un examen alors que vous n’aviez pas travaillé énormément ou quand vous avez un poste très haut placé (qu’au fond vous n’aimez pas), ne vous dîtes-vous pas intérieurement que vous êtes un imposteur ?

Alors mettons les choses au claire. Le deuxième paragraphe n’a rien à voir avec l’imposture mais seulement avec la notion de LÉGITIMITÉ !
Je ne me sens pas légitime non pas car je serai un horrible imposteur, mais tout simplement car je ne suis pas à la bonne place, je ne suis pas aligné avec qui je suis réellement. Ce sentiment de légitimité s’estompera et disparaîtra totalement dès que vous irez vers une reconversion professionnelle qui a du sens pour vous et que vous vivrez en adéquation totale avec qui vous êtes réellement.

L’imposture, n’est quant à elle, pas consciente.
L’imposteur, pour exister, a besoin de se sentir adulé, admiré. Il peut avoir un sentiment d’infériorité qu’il va tenter de dissimuler en se revalorisant mais il n’est en aucun cas conscient de son imposture. Il est persuadé ou se persuade, d’être plus intelligent, plus cultivé, plus raffiné que vous et il ne sert à rien de tenter de lui démontrer l’inverse sous peine de rentrer dans un combat perdu d’avance.
L’imposteur est persuadé d’en savoir bien plus que vous. Or, s’il SAIT effectivement énormément de choses et étale allègrement sa confiture sur les tartines de tout son public, il ne les CONNAIT pas.
Car SAVOIR sans CONNAITRE équivaut à avoir lu tous les manuels d’équitation sans jamais être monté sur un cheval.
Connaitre, Co-naître, c’est « renaître avec », c’est avoir intégré jusqu’au plus profond de ses cellules la véracité (ou non) d’un propos. C’est l’avoir EX-PÉ-RI-MEN-TÉ !

Alors « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux » et la confiture tu laisseras dans tes petits bocaux.

Devient-on philosophe après avoir fait 6 ou 8 ans d’étude ou en expérimentant, chaque jour que Dieu fait, cette fameuse voie de la sagesse ?

Avec tout mon amour.
Demeurons authentiques, ouvrons nos cœurs, la vie n’est pas une compétition, c’est une coopération. Alors soyons vrais et retirons nos masques.

Hélène

2 réflexions sur « La culture, c’est comme la confiture… Ou l’art de l’imposture. »

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