Bonjour à toutes et à tous,

J’espère que vous vous portez bien et que vous avancez sur des chemins qui vous plaisent. 
Pour ma part, je viens de rentrer de quelques jours dans mon ancien village montmartrois et cela m’a fait grand bien. Que voulez-vous, je suis nomade, j’ai résolument besoin de mouvement pour mon équilibre. D’où l’importance de se connaître. Nous sommes tous différents et, même si la société tente à chaque instant de nous faire rentrer dans des cases, il est important de se centrer pour savoir réellement ce qui est bon POUR NOUS. Et tant pis si cela sort du cadre. Nous ne sommes pas des tartes alors pourquoi tenter de s’adapter à un moule qui ne tient pas compte de nos spécificités. Alors qui êtes-vous ? Quel est votre moteur ? Comment voulez-vous vivre ? Qu’est-ce qui est vraiment bon pour vous ? Pas pour votre voisin, pour vous. 

Cependant bien qu’ayant passé 5 jours merveilleux, une chose m’a sauté au visage pendant mon séjour parisien et m’a profondément attristé.
J’ai vu beaucoup de zombie, ou plutôt “Smombie” (smartphone zombie dont j’avais parlé dans mon livre “Je suis une nana extraordinaire et j’assume !”).
Tout commença dès mon arrivée dans le métro de la gare Montparnasse où, sur le quai ainsi que dans les rames, je vis 98% des gens les épaules voutées, le regard bas fixant leur téléphone en scrollant. Rien que dans ma rame sur 38 personnes, nous étions 3 seulement sans téléphone. Le lendemain, marchant dans Paris, je fus surprise de voir que le rythme parisien de 6 à 7 km (j’en ai parlé dans LIBRES : vers un travail qui a dus sens) à l’heure habituellement était subitement descendu à 2 ou 3 km heure. Quelle ne fut pas ma surprise quand je compris le pourquoi de ce ralentissement : Les marcheurs étaient encore une fois les yeux rivés sur leurs écrans, certains réussissant la prouesse d’écrire des SMS en même temps qu’ils cheminaient. Continuant ma balade et ayant quelque peu froid, j’entrai dans un Monoprix pour y acheter des gants. Et là, stupeur, toutes les paires de gants étaient dotées d’un petit bout de tissu à la texture différente sur le pouce et l’index pour pouvoir tapoter sur un clavier de téléphone sans avoir à faire l’effort d’ôter son gant ! Et là, trop, s’en était trop pour moi. Jusqu’où cette recherche de confort, de non effort va-t-elle nous mener ? Jusqu’où allons-nous continuer à tout déléguer à la machine ? On le voit déjà, rien qu’avec Chat GPT, nous voyons une diminution des capacités cognitives. Il y a une citation que j’aime énormément de Benjamin Franklin :

« Un peuple prêt à sacrifier un peu de liberté pour un peu de sécurité ne mérite ni l’une ni l’autre, et finit par perdre les deux ».  Remplacer le mot sécurité par le mot confort et vous voyez ce qu’il nous restera. RIEN.

Le smartphone, les réseaux sociaux, l’IA façonnent notre pensée et nous ôtent notre capacité à nous émerveiller, à réfléchir et à créer par nous même. Je ne dis pas qu’il faut tout arrêter (quoique parfois, en ce qui me concerne j’avoue me questionner réellement sur des modèles alternatifs) mais au moins cadrer les choses. De mon côté, je me suis remise à faire 1 jour sans smartphone par semaine (j’avais fait une vidéo de mon mois sans réseaux ici), j’ai mis des temps d’utilisation des réseaux sociaux, après quoi, ils se ferment tout seul, j’éteins mon téléphone la nuit, j’ai toujours un cahier sur moi pour ne pas être tenter de regarder mon téléphone au moindre moment d’ennui, donc lorsque, par exemple, je suis dans une salle d’attente, soit j’écris, soit je ne fais RIEN, je regarde autour de moi, je laisse les idées affluer, je m’évade dans mes pensées, je médite mais mon téléphone reste sagement dans mon sac. Sans ces gardes fous, je serai moi aussi, les yeux rivés sur les écrans car le smartphone et les réseaux sont plus forts que nous. Tout y fait pour nous bouffer l’attention, après, on s’alarme de voir qu’il y a de plus en plus d’enfants et d’adultes TDAH.
D’ailleurs, les parents d’enfants et ado le savent, ôter leur le téléphone soudain, on dirait des accros au crack qui hurlent pour avoir leurs doses.

En 2004,  Patrick Le Lay, alors PDG de TF1 avait fait un tollé généralisé lorsqu’il avait dit “la mission de TF1 est de vendre du temps de cerveau humain disponible à Coca Cola”. Tout le monde avait hurlé. Aujourd’hui, cette phrase n’aurait choqué personne.
Nous sommes des données.

Alors cultivons ce qui fait notre humanité, renouons le dialogue avec des vrais êtres humains, émerveillons-nous, ne cherchons pas le confort et la sécurité à tout prix sous peine de perdre notre liberté d’être, de faire et de réfléchir par nous-même.

Je vous souhaite d’oser et d’élargir votre chemin et si vous voulez changer de vie, je serai là pour vous accompagner.

Je vous envoie plein de bonnes ondes et vous souhaite un merveilleux mois de février !

Hélène